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🧬🦷 Le microbiote parodontal et le cancer : ce que révèle la recherche scientifique

  • 27 juil.
  • 11 min de lecture

Dossier informatif

Introduction

Il y a plusieurs centaines d'espèces bactériennes qui vivent en permanence dans la bouche humaine. La plupart sont inoffensives, certaines sont même utiles à l'équilibre de la cavité buccale. Mais un sous-ensemble de ces bactéries, lorsqu'il prend le dessus, ne se contente pas d'abîmer les gencives : la recherche des quinze dernières années a mis au jour des liens de plus en plus documentés entre ce déséquilibre, appelé dysbiose parodontale, et le développement de certains cancers, en premier lieu le cancer colorectal.


Ce dossier a pour but d'expliquer, avec la meilleure rigueur possible et sans dramatisation, ce que la science sait aujourd'hui sur ce sujet : quelles bactéries sont en cause, par quels mécanismes elles agiraient, ce qui est solidement établi, ce qui reste débattu, et surtout, ce que cela signifie concrètement pour votre suivi dentaire. Ce texte est publié par le cabinet du Dr Madalina CIRCIUMARESCU à Coye-la-Forêt, mais il ne remplace en rien un avis médical individuel : il vise à informer, pas à inquiéter.

Silhouette d’une femme reliée à une grosse dent, fond bleu lumineux, illustration de soins dentaires.

1. Qu'est-ce que le microbiote parodontal ?

Le parodonte désigne l'ensemble des tissus qui soutiennent la dent : la gencive, le ligament qui relie la dent à l'os, et l'os alvéolaire lui-même. Le microbiote parodontal est la communauté de micro-organismes, principalement bactériens, qui colonise le sillon entre la dent et la gencive.

Chez une personne en bonne santé parodontale, cette communauté est diverse et relativement stable, dominée par des espèces peu ou pas pathogènes. Le problème survient lorsque l'équilibre se rompt : c'est ce que les chercheurs appellent la dysbiose. Sous l'effet du tabac, d'une hygiène insuffisante, de prédispositions génétiques ou de certains facteurs métaboliques, quelques espèces bactériennes prennent le dessus, modifient la composition chimique du sillon gingival, et favorisent l'installation d'un biofilm de plus en plus pathogène, la plaque dentaire, qui peut ensuite se minéraliser en tartre.

Le "complexe rouge" : les bactéries les plus étudiées

Dans les années 1990 et 2000, le microbiologiste Sigmund Socransky et son équipe ont classé les bactéries parodontales en plusieurs groupes selon leur association avec la sévérité de la maladie parodontale. Le groupe le plus fortement associé aux formes sévères de parodontite, appelé "complexe rouge", regroupe trois espèces qui reviennent constamment dans la littérature scientifique de ces dernières années :

  • Porphyromonas gingivalis, considĂ©rĂ©e comme un pathogène clĂ© de voĂ»te (keystone pathogen) : mĂŞme prĂ©sente en faible quantitĂ©, elle est capable de dĂ©sorganiser la rĂ©ponse immunitaire locale et de favoriser la prolifĂ©ration d'autres bactĂ©ries pathogènes.

  • Tannerella forsythia

  • Treponema denticola

À ces trois espèces s'ajoute une bactérie qui n'appartient pas historiquement au complexe rouge, mais qui concentre aujourd'hui une grande partie de l'attention de la recherche sur le cancer : Fusobacterium nucleatum, une bactérie normalement présente dans la bouche, qui semble capable de migrer vers d'autres organes.

Comment ces bactéries peuvent-elles agir au-delà de la bouche ?

Dans une bouche saine, l'épithélium qui tapisse le sillon gingival forme une barrière. En cas de parodontite, cette barrière s'ulcère localement, ce qui crée une surface de passage directe entre le biofilm bactérien et la circulation sanguine. À chaque mastication ou brossage, de petites quantités de bactéries et de toxines bactériennes peuvent ainsi passer dans le sang, un phénomène appelé bactériémie transitoire. Certaines bactéries semblent également capables d'être avalées, de survivre au passage dans l'estomac, et de coloniser secondairement l'intestin.

C'est ce mécanisme de dissémination, déjà bien documenté pour expliquer le lien entre parodontite et maladies cardiovasculaires ou diabète, qui sert aujourd'hui de base aux recherches sur le lien entre bactéries parodontales et cancers digestifs.


2. Fusobacterium nucleatum et le cancer colorectal : le lien le mieux documenté

C'est sans doute la découverte la plus marquante de ces quinze dernières années en microbiologie du cancer. Depuis des travaux fondateurs publiés en 2013, de nombreuses équipes de recherche à travers le monde ont confirmé que Fusobacterium nucleatum, une bactérie de la bouche, se retrouve anormalement enrichie dans le tissu des tumeurs colorectales, alors qu'elle est quasiment absente du tissu intestinal sain.

Comment une bactérie buccale se retrouve-t-elle dans le côlon ?

Deux hypothèses, non exclusives, sont avancées par les chercheurs. La première est la voie hématogène : la bactérie passerait dans le sang à partir de la bouche, en particulier en cas de parodontite, puis se déposerait préférentiellement dans le tissu tumoral, qui offre un environnement favorable à sa survie. La seconde est la voie digestive directe, la bactérie étant avalée puis colonisant secondairement une muqueuse intestinale déjà fragilisée.

Par quels mécanismes cette bactérie favoriserait-elle le cancer ?

Plusieurs mécanismes moléculaires ont été identifiés et sont aujourd'hui bien caractérisés dans la littérature scientifique.

L'adhésine FadA et la voie Wnt/β-caténine. F. nucleatum possède à sa surface une protéine appelée FadA, capable de se lier à la E-cadhérine des cellules épithéliales intestinales. Cette liaison active la voie de signalisation Wnt/β-caténine, une voie cellulaire connue pour son rôle central dans la prolifération cellulaire incontrôlée observée dans de nombreux cancers colorectaux. Des travaux ont montré que cette activation augmente également l'expression de gènes pro-inflammatoires et pro-prolifératifs comme l'annexine A1.

L'évasion du système immunitaire via Fap2. Une autre protéine de surface de la bactérie, Fap2, est capable de se lier à un récepteur inhibiteur présent sur certaines cellules immunitaires (les cellules NK et certains lymphocytes T), appelé TIGIT. En se liant à ce récepteur, la bactérie inhibe localement l'attaque immunitaire dirigée contre la tumeur, lui permettant en quelque sorte de la protéger.

Une influence sur la réponse aux traitements. Des recherches plus récentes, publiées entre 2024 et 2025, ont mis en évidence que F. nucleatum ne se contente pas de favoriser l'apparition de la tumeur : elle semble aussi interférer avec l'efficacité des traitements. Des études ont montré que la bactérie peut favoriser une résistance à certaines chimiothérapies (notamment l'oxaliplatine et le 5-fluorouracile, deux molécules très utilisées dans le cancer colorectal) en modulant des mécanismes cellulaires impliqués dans l'autophagie et la mort cellulaire programmée. D'autres travaux ont également montré que la bactérie peut augmenter l'expression d'une protéine appelée PD-L1 à la surface des cellules tumorales, un mécanisme qui pourrait réduire l'efficacité de certaines immunothérapies récentes (les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire).

Que montrent les données chez les patients ?

Au-delà des mécanismes de laboratoire, plusieurs études cliniques ont associé la présence de F. nucleatum dans le tissu tumoral à un stade plus avancé de la maladie au diagnostic, et à un pronostic globalement moins favorable. Une revue systématique publiée en 2025 a par ailleurs exploré les liens entre la présence de la bactérie et différents sous-types moléculaires du cancer colorectal, un axe de recherche qui pourrait, à terme, déboucher sur des outils de dépistage ou des marqueurs pronostiques utilisant la présence de cette bactérie.

Des travaux préliminaires explorent aujourd'hui des stratégies visant à cibler directement la bactérie, qu'il s'agisse de petites molécules inhibitrices, de bactériophages spécifiques, ou de nanomédicaments capables de la neutraliser localement dans la tumeur. Ces approches restent, à ce stade, expérimentales et loin d'une utilisation clinique courante.

F. nucleatum est-elle limitée au cancer colorectal ?

Non. Une revue publiée fin 2024 a élargi la focale au-delà du cancer colorectal, en documentant des associations avec les cancers de la bouche, du pancréas, de l'œsophage, du sein et de l'estomac. Les mécanismes précis diffèrent selon la localisation, mais le principe reste similaire : une bactérie de la sphère buccale, capable de migrer et de s'installer dans un tissu tumoral distant, où elle semble favoriser à la fois la progression de la maladie et sa résistance aux traitements.


3. Porphyromonas gingivalis et les cancers digestifs

Si F. nucleatum concentre l'essentiel de l'attention pour le cancer colorectal, Porphyromonas gingivalis, la bactérie phare de la parodontite sévère, est elle aussi associée à plusieurs cancers du tube digestif, avec des données parfois issues de grandes cohortes suivies sur plusieurs années.

Cancer du pancréas : l'association la mieux documentée pour cette bactérie

Le cancer du pancréas est l'un des cancers les plus difficiles à détecter précocement, ce qui rend particulièrement intéressante l'idée d'un marqueur de risque accessible par un simple prélèvement buccal.

Une étude de cohorte prospective, en comparant des personnes ayant développé un cancer du pancréas à des témoins appariés, a rapporté qu'une présence de Porphyromonas gingivalis dans la bouche était associée à un risque augmenté d'environ 59%, et la présence d'une autre bactérie parodontale, Aggregatibacter actinomycetemcomitans, à un risque augmenté d'environ 119%. Une étude antérieure, portant sur des échantillons sanguins prélevés plusieurs années avant le diagnostic, avait déjà montré qu'un taux élevé d'anticorps dirigés contre P. gingivalis était associé à un risque environ deux fois plus élevé de développer ce cancer par rapport à des personnes ayant un taux faible.

Plus récemment, une vaste étude américaine de séquençage du microbiote buccal a identifié un ensemble plus large d'une treizaine d'espèces bactériennes associées à un risque augmenté de cancer du pancréas, incluant P. gingivalis mais aussi d'autres espèces comme Eubacterium nodatum et Parvimonas micra, tandis que huit autres espèces semblaient au contraire avoir un effet protecteur. Cette piste est aujourd'hui explorée comme un potentiel outil de détection précoce, non invasif, pour un cancer qui est souvent diagnostiqué à un stade déjà avancé.

Cancer de l'œsophage

Plusieurs études épidémiologiques ont également rapporté une association entre la parodontite, la présence de P. gingivalis, et le risque de cancer de l'œsophage. Cette piste est suffisamment solide pour que des essais cliniques soient aujourd'hui en cours, en Chine notamment, pour évaluer si l'éradication de P. gingivalis dans la bouche, en complément du traitement chirurgical, améliore le pronostic des patients traités pour un cancer œsophagien à un stade précoce.

Cancer de la bouche (carcinome épidermoïde oral)

P. gingivalis a également été retrouvée en abondance dans les tissus de carcinomes épidermoïdes oraux. Des travaux en laboratoire ont montré que la bactérie peut favoriser une transition des cellules épithéliales vers un phénotype plus invasif (transition épithélio-mésenchymateuse), activer des enzymes qui facilitent la propagation des cellules tumorales dans les tissus environnants, accélérer la prolifération cellulaire et freiner l'élimination naturelle des cellules anormales par le mécanisme de mort cellulaire programmée.

Une nuance importante

Une revue systématique publiée en 2025, portant spécifiquement sur le lien entre P. gingivalis et le cancer colorectal (par opposition aux autres cancers digestifs), a souligné que les résultats disponibles restent, sur cette localisation précise, incohérents d'une étude à l'autre, et insuffisants pour permettre une méta-analyse robuste. Cela illustre un point essentiel : le niveau de preuve n'est pas uniforme selon le type de cancer considéré. Il est le plus solide pour le pancréas et pour F. nucleatum dans le cancer colorectal ; il reste plus incertain ailleurs.


4. Une piste plus débattue : le lien avec la maladie d'Alzheimer

Ce sujet mérite d'être traité à part, car il illustre bien la différence entre une hypothèse scientifique solide sur le plan mécanistique, et une preuve clinique de causalité, qui elle, fait encore défaut.

L'origine de l'hypothèse

En 2019, une équipe de recherche a publié dans la revue Science Advances des travaux montrant la présence de P. gingivalis et de ses toxines caractéristiques, les gingipaïnes, dans le tissu cérébral de patients décédés avec un diagnostic de maladie d'Alzheimer, à des niveaux corrélés à la quantité de protéine tau anormale, l'une des lésions caractéristiques de la maladie. Chez la souris, une infection buccale par cette bactérie a entraîné une colonisation cérébrale et une production accrue de peptide amyloïde-bêta, un autre marqueur central de la maladie d'Alzheimer.

Le test décisif : un essai clinique qui n'a pas confirmé l'hypothèse

Sur la base de ces résultats, un médicament candidat, l'atuzaginstat (aussi appelé COR388), conçu pour inhiber spécifiquement les gingipaïnes, a été développé et testé lors d'un essai clinique de phase 2/3 mené chez 643 patients atteints d'une forme légère à modérée de la maladie d'Alzheimer. Les résultats, publiés en 2021, n'ont montré aucune différence significative par rapport à un placebo sur les critères cognitifs principaux de l'étude, bien que des analyses en sous-groupes aient suggéré un possible bénéfice chez certains patients présentant des marqueurs spécifiques de l'infection bactérienne. Le développement du médicament a depuis été interrompu.

Ce qu'il faut en retenir

Ce résultat ne signifie pas que le lien entre P. gingivalis et la maladie d'Alzheimer est infirmé : la recherche se poursuit activement, avec de nouvelles publications en 2024 et 2025 explorant d'autres mécanismes (passage de la barrière hémato-encéphalique, neuroinflammation chronique, interactions avec F. nucleatum). Mais cela montre bien qu'une association biologiquement plausible, appuyée par des données de laboratoire solides, ne garantit pas qu'agir sur cette cible chez l'humain suffise à modifier le cours d'une maladie aussi complexe que Alzheimer. C'est un rappel utile pour l'ensemble de ce dossier : la prudence scientifique doit rester de mise, y compris pour les liens les mieux médiatisés.


5. Corrélation, causalité : ce que l'on peut et ne peut pas conclure aujourd'hui

Il est important, Ă  ce stade, de prendre du recul sur la nature exacte de ces preuves scientifiques.

La plupart des études disponibles sont des études d'association, qu'il s'agisse de comparaisons entre tissus tumoraux et tissus sains, de cohortes suivies dans le temps, ou d'analyses de sérologie. Ce type d'étude peut établir qu'un lien statistique existe, mais ne peut pas, à lui seul, prouver qu'une bactérie est la cause du cancer plutôt qu'un phénomène favorisé par l'environnement déjà créé par la tumeur (une tumeur modifie son microenvironnement local, notamment son taux d'oxygène, ce qui peut favoriser secondairement la colonisation par certaines bactéries anaérobies comme F. nucleatum, sans que celles-ci en soient à l'origine).

Les mécanismes moléculaires, en revanche, apportent un niveau de preuve différent et complémentaire. Le fait que des chercheurs aient pu identifier précisément comment une protéine bactérienne comme FadA active une voie de signalisation connue pour son rôle dans la cancérogenèse constitue un argument plus direct en faveur d'un rôle causal, au moins pour une partie du processus.

Les modèles animaux apportent un troisième niveau de preuve, intermédiaire entre l'association humaine et le mécanisme moléculaire isolé : plusieurs études ont montré que l'introduction de ces bactéries chez des souris prédisposées accélère effectivement le développement de tumeurs, ce qui renforce l'hypothèse d'un rôle actif et non pas seulement d'une colonisation secondaire.

L'échec de l'essai clinique sur l'Alzheimer rappelle cependant qu'un faisceau de preuves solide en laboratoire ne suffit pas toujours à se traduire par un bénéfice clinique chez l'humain. C'est précisément pour cette raison que la communauté scientifique reste prudente dans ses conclusions, y compris pour le cancer colorectal, où le niveau de preuve est pourtant le plus avancé : à ce jour, aucune étude n'a démontré qu'éliminer F. nucleatum de la bouche ou de l'intestin prévient l'apparition d'un cancer colorectal chez l'humain. La piste est sérieuse, activement explorée, mais pas encore validée comme un levier de prévention à part entière.


6. Ce que cela change concrètement pour votre santé bucco-dentaire

Il serait excessif, sur la base de ces données, d'affirmer qu'une gingivite non traitée "cause" un cancer. Ce serait aller au-delà de ce que la science permet aujourd'hui d'établir. En revanche, ce corpus de recherche vient renforcer, avec un argument supplémentaire, une conclusion déjà bien établie pour d'autres raisons : traiter une parodontite n'est jamais un enjeu seulement local.

Indépendamment même du lien avec le cancer, une parodontite non traitée reste la première cause de perte dentaire chez l'adulte, un facteur aggravant reconnu du diabète, et un facteur de risque documenté de maladies cardiovasculaires. Le lien émergent avec certains cancers digestifs et bucco-pharyngés s'ajoute à cette liste sans la remplacer.

Sur le plan pratique, cela veut dire concrètement : détecter et traiter une gingivite avant qu'elle n'évolue en parodontite, effectuer les détartrages et surfaçages recommandés lorsque la maladie parodontale est installée, maintenir une hygiène interdentaire quotidienne rigoureuse, qui limite directement la charge bactérienne totale de la bouche, et ne pas négliger un suivi dentaire régulier même en l'absence de douleur, la parodontite étant une maladie qui progresse souvent silencieusement.


📞 Un doute sur l'état de vos gencives ?

Ce dossier est de nature informative et ne remplace ni un diagnostic ni un avis médical individuel. Si vous constatez des saignements, un déchaussement ou une mobilité dentaire, un bilan parodontal permet d'évaluer précisément votre situation.

Cabinet dentaire du Dr Madalina Circiumarescu 35 Grande Rue, 60580 Coye-la-Forêt 📞 0344581564 📅 Doctolib

Le cabinet accueille les patients de Coye-la-ForĂŞt, Lamorlaye, Chantilly, Orry-la-Ville, Luzarches, Chaumontel,Gouvieux ainsi que d'autres communes voisines.


Pour aller plus loin sur le blog :

📚 Sources et références scientifiques

Cet article s'appuie notamment sur les travaux suivants (liste non exhaustive) :

  • Kostic AD et al., Fusobacterium nucleatum potentiates intestinal tumorigenesis and modulates the tumor-immune microenvironment, Cell Host & Microbe, 2013

  • Rubinstein MR et al., Fusobacterium nucleatum promotes colorectal carcinogenesis by modulating E-cadherin/β-catenin signaling via its FadA adhesin, Cell Host & Microbe, 2013

  • Ye C et al., Fusobacterium nucleatum in tumors: from tumorigenesis to tumor metastasis and tumor resistance, Cancer Biology & Therapy, 2024

  • Lu J et al., Fusobacterium nucleatum in colorectal cancer: Ally mechanism and targeted therapy strategies, Research, 2025

  • Navarro-Sánchez A et al., Is the oral pathogen Porphyromonas gingivalis associated to colorectal cancer? A systematic review, BMC Cancer, 2025

  • Olsen I, Yilmaz Ă–, Possible role of Porphyromonas gingivalis in orodigestive cancers, Journal of Oral Microbiology, 2019

  • Dominy SS et al., Porphyromonas gingivalis in Alzheimer's disease brains: Evidence for disease causation and treatment with small-molecule inhibitors, Science Advances, 2019

  • RĂ©sultats de l'essai clinique de phase 2/3 GAIN (atuzaginstat / COR388), rapportĂ©s en 2021

  • Rapport de situation sur la santĂ© bucco-dentaire dans le monde, Organisation mondiale de la SantĂ©, 2022, et DĂ©claration de Bangkok, novembre 2024


Ce dossier a été rédigé à partir d'une revue de la littérature scientifique disponible à ce jour. Les connaissances sur ce sujet évoluent rapidement ; certaines données pourront être précisées ou nuancées par des recherches futures.

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